Lucie Louâpre, Sophrologue à Rennes

6 bis Avenue Louis Barthou, 35000 Rennes
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Les Jeudi et Vendredi de 9h à 20h. Le Samedi de 9h à 16h.
 

Lucie Louâpre, Sophrologue à Rennes

Lucie Louâpre
Sophrologue à Rennes

Serge Tisseron Psychiatre et Dr en psychologie.

 

« Le développement des nouvelles technologies modifie les rapports aux savoirs, grands bouleversements des fonctionnements individuels et sociaux.

 

Le rapport aux savoir tend vers la construction collaborative grâce aux forums où chacun pose sa question et un ensemble de personne apporte leur connaissance pour y répondre, grâce à Wikipédia où la connaissance de chacun est partagée pour tous et accessible gratuitement. 

 

Du coup, un enfant ou un adulte passionné sur une thématique peut en savoir autant qu’un enseignants ou un expert désigné.

On peut tout trouver sur internet pour devenir compétent.

 

La relation aux apprentissages a changé : les images. C’est une réelle révolution. Les images permettent de penser, aident à trouver le chemin du langage.

L’image a repris une valeur qu’elle avait perdue.

Le mode de pensée par image essentiellement, et c’est aussi important de faire travailler la narrativité aux enfants. Il faut les deux. Savoir parler d’une image, expliquer un film tout comme savoir à partir d’un texte en créer une image (cela illustre).

 

L’attention est de 2 types :

  • L’attention de courte durée, éphémère, c’est le cas de beaucoup de jeux vidéo
  • L’attention de longue durée ou profonde se développe grâce à la lecture, mais aussi certains jeux vidéo

Les deux types d’attention sont importantes. Un jeu vidéo qui a ces deux types d’attention est : « la légende de Zelda ».

 

Les « Youtubers » sont beaucoup regardés par les 8-9-1O ans car ils accrochent par leur langage d’ado

  • Ils éduquent les enfants au monde adulte.
  • C’est la découverte du monde distancé par la mise en scène, la théâtralité.

 

Les formes de sociabilités sont modifiées : avant les liens se créaient par la proximité : les collègues, famille, lieux où l’on va souvent.

Aujourd’hui, on communique moins avec les proches mais on communique plus avec un interlocuteur choisit, les échanges à travers les intérêts communs.

 

Préconisation, de Serge Tisseron, face aux écrans 3_6_9_12

 

Avant 3 ans les écrans ne sont pas utiles car l’enfant a besoin de construire des repères sensoriels :

- poids, température, forme, consistance

- repères dans l’espace grâce au mouvement

-repères temporels : avant/après

- Interagir avec le visage humain, sinon plus grands ils auront du mal à identifier les émotions des autres.

 

PAGNI : Une canadienne qui a fait une étude sur le temps passé devant la télé pour les enfants de 2-3 ans en Amérique et qui continue de les suivre (rencontre tous les 3 ans pour bilan).

Ces enfants qui sont devant la télé ont tendance à l’agression pro-active c’est-à-dire : que l’enfant agresse car il se sent agressé par l’autre-> réaction de défense alors que ce n’était pas du tout l’intention de l’autre-> mais il s’agit d’un défaut de traduction des mimiques de l’autre enfant qui voulait jouer et non agresser.

 

Ces enfants ont des troubles psychologiques et ont tendance à se victimiser, et ont un manque d’agentivité*= spectateur du monde

 

*agentivité = se percevoir comme acteur qui peut agir sur le monde

 

Pour que les enfants jouent avec leurs jouets à la maison, il est important que le jeu soit investi par le parent. Si l’adulte joue avec l’enfant à ce nouveau jeu qu’il vient d’avoir, il y reviendra forcément les jours suivants, car la présence de l’adulte reste liée avec le jeu et l’enfant y jouera plus souvent. Si l’adulte n’a pas joué avec ce nouveau jouet avec l’enfant alors l’enfant ne l’investira pas.

 

Eviter de laisser la télé allumée dans la même pièce qu’un bébé car il est dérangé par elle, pour se concentrer, même s’il n’est pas devant l’écran. Or cela n’est pas le cas s’il y’a de la musique ou la radio.

 

La Télévision n’est pas toxique mais empêche d’autre chose de se développer.

 

A chaque âge développement des capacités de l’enfant et de son empathie :

0-3 : la concentration

3-6 : développement des mains et des 10 doigts

 

0-3 ans l’enfant développe la communication du monde avec ce qui l’entoure, donc s’il est souvent devant les écrans il se construit à travers eux aussi. Les dessins animés au programme des enfants sont trop rapides, ne sont pas adaptés, trop colorés, trop excitants.

 

Il est important de permettre aux enfants à identifier les mimiques liées aux émotions. Cela se fait dès le plus jeune âge à travers les diverses interactions que le jeune enfant vit au quotidien avec les adultes et les enfants qui l’entourent.

 

2 grands principes pour les écrans :

  • 1ertempsL’écran doit être une activité ritualiséec’està-dire toujours à la même heure / comme pour les repas, ou le sommeil il existe un rythme ; pour les écrans c’est pareil.

 

Ne pas laisser la télé allumée sinon l’enfant risque d’y passer tout son temps,

 « Comme on ne mange pas tout au long de la journée, on ne grignote pas la télé toute la journée ».

 

Ce temps d’écran est plus simple à arrêter si c’est avant autre chose, par exemple le bain, le repas, avant une activité ludique.

 

Il est préférable d’avoir une vidéothèque que la télé, vous choisissez ce que l’enfant regarde.

 

2èmeprincipe faire fonctionner la portion quand il y’a plusieurs enfants.

Le grand frère ou la grande sœur sont plus grands donc ils peuvent rester plus longtemps

Par exemple, lorsqu’on est plus petit on a le droit à une portion, quand on est plus grand on a le droit à deux portions (comme pour le repas la quantité évolue avec l’âge).

 

Cela introduit l’enfant à la temporalité et apprend à régulariser car cela instaure un rythme.

 

Eviter d’ouvrir d’un coup la télévision et après 1h30 éteindre d’un coup : c’est difficile pour l’enfant, il a besoin de structure et de rituels.

 

Utiliser les dvd et non la télévision, car les séries donnent toujours l’impression que quelque chose d’important va se passer à chaque instant et notamment quand on va éteindre : c’est le principe de toujours mettre en haleine, et souvent cela engendre chez l’enfant, lorsqu’on éteint, une colère.

Alors que le DVD a un début- un milieu-une fin. Il’ y a plus de structure, une durée déterminée à l’avance, pas de surprise, pas de mise en haleine sans avoir une véritable fin à l’histoire.

 

Pour les jeux vidéo c’est très difficile d’en sortir donc important qu’ils soient utilisés avant quelque chose d’incontournable comme le repas, cela permet la fin.

Donc éviter les jeux à 15h, sinon ils risquent d’y passer tout l’après-midi, préférer 18h.

 

Eviter les écrans avant 3 ans, introduire progressivement par tranche de 30 min.

 

A partir de 8-9 ans pas plus de 2h/jour.

 

Inviter les enfants à parler de ce qu’ils ont vu sur les écrans, les jeux vidéo -> Cela développe la narration. Les faire parler par la narration c’est un « correctif ».

 

Encourager les activités de créations « scratch ».

 

Créer son film image par image avec les Ipad où l’on peut créer un petit film avec des figurines.

 

Après un DVD faire raconter l’histoire en commençant « alors si j’ai bien compris il y’a ça, cela s’est passé comme ça (en se trompant exprès et les enfants corrigent d’eux même et se mettent à raconter tout seul).

 

On ne détourne pas un enfant d’un jeu vidéo inadapté en lui interdisant d’y jouer mais plutôt en lui faisant découvrir un autre jeu vidéo plus acceptable.

 

L’important n’est pas tant la durée mais surtout la qualité, c’est apprendre à s’en servir.

 

Ateliers Thématiques un samedi par mois, dont "Les écrans envahissent la vie de famille". Inscription via le formulaire de contact.

 


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